Le Monde

« Kaori Ito, […] a imposé une page spectaculaire, humaniste et émotionnelle, dédiée à son père et à leur relation. »

« Hiroshi est un furieux danseur qui met la gomme et s’amuse de se voir si en forme, si drôle aussi. Main dans la main avec Kaori, il dessine une nouvelle géographie de l’intime entre un père et sa fille. »


Télérama

« Elle est épatante, aventureuse, drôle parfois, toujours partante pour des échappées insolites. »

« Au programme de ce plongeon en apnée dans l'enfance : ses racines japonaises mais aussi son déracinement, ses relations avec ses parents qui conservent sa chambre en l'état depuis son enfance… Avec un atout-monstre à cette pièce, la présence du père de Kaori Ito, Hiroshi Ito, furieux danseur, tout swing dehors, visiblement heureux de dialoguer avec sa fille sur un plateau. Entre danse et théâtre, confidence et spectacle, des retrouvailles au goût d'un adieu. »


Libération

« Entreprise d’exorcisme, exercice de maïeutique. Et surprise heureuse : ce qui était exposé sous forme de poncif dans le titre s’incarne avec intensité, à plusieurs reprises, sur le plateau. Je danse parce que je me méfie des mots est bien un drame de la communication, dans lequel il s’agit d’apprendre à libérer les mots pour apprivoiser le silence.

Plutôt qu’un récit linéaire et didactique, Kaori Ito propose une expérience de langage et livre d’élégantes métaphores sur le besoin et les effets de la parole. Peu importe les quelques maladresses (un jeu un peu démonstratif, parfois), on retient surtout cette façon de jouer sur les contrastes rythmiques, entre silence et déferlante sonore, logorrhée enfantine déversée en listes folles et pudeur paternelle. Elle dit qu’en tant que danseuse, parler sur scène de cette façon lui a coûté. C’était le prix à payer pour que naisse ce projet délicat, tentative de réconciliation familiale et culturelle qui passe aussi par la recherche d’une autre façon de se mouvoir. »