La mère de Livia et Alessia raconte sa douleur dans un livre bouleversant.
 
Le Matin, 7 juin 2015.

Pour la première fois depuis la disparition de ses petites jumelles en 2011, Irina Lucidi donne sa version des faits. Elle dévoile ses angoisses, ses colères, ses espoirs. Et son amour de la vie, malgré tout.

Irina Lucidi aura mis un peu plus de quatre ans pour donner sa version des faits. Depuis la disparition de ses filles jumelles à Saint-Sulpice en 2011, Livia et Alessia (alors âagées de six ans), cette maman avait choisi la discrétion.

Par pudeur. Dans l’espoir que le silence pourrait aider à les retrouver? En vain. Quatre ans plus tard, l’enquête reste comme au premier jour du drame: personne ne sait où sont les fillettes. Vivantes ou mortes.

Une survivante s’exprime

Irina Lucidi, en revanche, a fait des pas de géant. Elle a compris que la douleur ne tue pas. Elle s’est rendu compte qu’une survivante a aussi le droit d’exprimer ses joies, ses craintes, ses colères. Le 11 décembre 2014, elle a rencontré à Rome Concita De Gregorio.

Une star des lettres en Italie. Elle lui a tout raconté. L’auteure a ensuite puisé dans cette version des faits pour écrire un roman en Italien, «Mi sa che fuori è primavera» («Il me semble que dehors c’est le printemps»).

Dominique Botti, Le Matin (Suisse)