Interview de RFI réalisée par Muriel Maalouf

Ti Chelbé de Kettly Noël fait partie du répertoire de danse en Afrique. La chorégraphe haïtienne installée à Bamako met en scène le rapport de force dans un couple où la femme, à la limite de la folie, est interprétée cette fois par la jeune Tunisienne Oumaïma Manaï, selon le principe de la transmission voulue dans cette édition :

Kettly : « Viens t’asseoir… là. »

Oumaïma : « Merci… »

Kettly : « Vous vous êtes bien débrouillés quand même pour des gens qui n’ont pas répété et qui ne connaissent pas l’espace. Viens parler avec nous … »

RFI : Ça vous fait quoi d’avoir interprété ce rôle phare de la danse ?

Oumaïma : « Ce n’est pas évident d’interpréter Kettly Noël [rires], mais c’est quelque chose d’adapter cette danse-là, cet univers-là, avec mes propres moyens ».


RFI : Kettly, qu’est-ce que vous avez donné comme recommandations à Oumaïma pour interpréter ce rôle ?

Kettly : « Je n’ai pas eu à recommander quoi que ce soit, j’ai eu tout simplement à lui raconter un petit peu l’histoire. Après elle se fabrique son personnage à l’intérieur de tout cela ». 

Oumaïma : « C’est vrai que je porte un répertoire et ça, c’est une vraie responsabilité parce que porter quelque chose qu’elle a dansé plusieurs fois pendant plusieurs années… ».

RFI : Vous l’aviez vu ?

Oumaïma ; « Je l’ai vu il y a dix ans et je me rappelle très bien de ce spectacle. Le jour où Kettly m’a parlé et m’a proposé de venir danser cette pièce-là, j’étais émue parce que c’est une pièce qui m’a marquée il y a dix ans ».

http://www.rfi.fr/culture/20170214-danse-afrique-danse-burkina-faso