Extrait du reportage de RFI sur la Triennale de Ouagadougou, réalisé par Muriel Maalouf

Germaine Acogny, 72 ans, est la doyenne du festival. Les artistes l'appellent « maman » à Ouaga. Elle est toujours sur scène dans Mon élue noire, qui revisite le Sacre du printemps de Stravinsky. Elle a aussi formé plusieurs générations de danseurs dans son École des Sables, qu’elle a fondée au sud de Dakar. Une école contemporaine, mais bien enracinée dans la culture africaine.

« La danse traditionnelle est l’élément vital de la danse contemporaine. Donc il fallait connaître ces danses matrimoniales. On avait 40 danseurs de 24 pays d’Afrique. Le cours le plus important, c’était qu’on demandait à chaque danseur d’apporter un pas de danse, l’apprendre aux autres, et aussi l’histoire de cette danse, dans quelle circonstance on la dansait. Et ça faisait toute une base de données pour la danse contemporaine d’aujourd’hui. C’est très important qu’on sache d’où l’on vient pour pouvoir aller vers l’avenir ».

http://www.rfi.fr/culture/20170214-danse-afrique-danse-burkina-faso