Article de Catherine Makereel, extrait de Cirq en Capitale (numéro 18)

On dit du chat qu’il retombe toujours sur ses pattes. Peu importe de quelle hauteur chute l’animal, ses contorsions le ramènent toujours, miraculeusement, sur ses quatre fers. Des qualités acrobatiques qui font du félin le totem idoine du cirque et des circassiens.

Dans La vrille du chat en tout cas, les artistes de la compagnie Back Pocket s’inspirent visiblement de l’agilité du fauve dans des contorsions plus diaboliques qu’un Azraël sous amphètes. Ils sont cinq, français ou américains, et se sont formés à l’Ecole National de Cirque de Montréal ou à l’Ésac à Bruxelles, avant de se croiser sur des spectacles comme Luzia du Cirque du Soleil. Las du cirque démonstratif cher au géant québécois, les acrobates, athlètes accomplis, ont eu envie d’inventer une nouvelle écriture de cirque, qui jouerait des corps comme des notes dans une variation musicale.

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