Halles-VISIONS

VISIONS

2e édition

Installation, Numérique

Fidèle à l’esprit du lieu, Visions - le temps numérique des Halles - mêle des œuvres spectaculaires, de renommée mondiale, et des œuvres de tout jeunes créateurs ; installations de haute technicité, et bricolages produisant des effets numériques sans le moindre composant électronique ; visionnaires de Bruxelles et de trois continents.

Flirtant notamment avec le thème du sacré, cette deuxième édition de Visions insiste sur les formes hybrides, jouant avec le cinéma, la chorégraphie, le tissage, ou travaillant avec des matériaux élémentaires (l’eau, la terre, l’imperceptible courant d’air…) prises dans une scénographie en forme de dédale.

Une expérience faite pour aiguiser - presque - tous les sens, un parcours à la fois poétique, interactif, hypnotique et scientifique !

Matrice liquide 3D

Shiro Takatani, Christian Partos & Ulf Langheinrich

Installation, Numérique

05 > 27.10.2017

La matrice liquide 3D n’est pas une œuvre en soi. C’est un support, une interface qui génère des créations liquides.

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L’idée de la MATRICE LIQUIDE 3D est née en 2001, lors d’une visite à Lille, capitale européenne de la culture, de Shiro Takatani, l’un des fondateurs et directeur artistique du collectif japonais Dumb Type, afin de préparer plusieurs projets qui eut lieu trois ans plus tard.

Un de ses projets était un robot fontaine écrivain qui devait délivrer ses messages en laissant choir un chapelet de lettres liquides. Malheureusement, la technologie nécessaire n’existait pas encore et il nous fallut patienter…

L’histoire des arts et des sciences regorge d’exemples où un concept précède de plusieurs années, voire de plusieurs siècles, l’outil ou la machine qui permet de le réaliser ou même simplement de l’attester. Il a fallu par exemple attendre la construction du Grand collisionneur de hadrons pour vérifier, en 2013, l’existence du boson de Higgs pressenti par plusieurs chercheurs dès 1964.

Bien plus modeste qu’un collisionneur, la MATRICE LIQUIDE n’est composée que de 900 électrovalves. Contrôlées chacune par ordinateur, elles forment une grille de 30 filets d'eau de côté.

Une sorte de vidéo "liquide" où les pixels sont remplacés par des gouttes d'une résolution certes très basse (30 pixels/gouttes par 30 pixels/gouttes) mais avec une troisième dimension que lui procure la gravité, une 3D réelle et non virtuelle.

Grâce à cette matrice, Christian Partos devient un sculpteur d’eau et Shiro Takatani, un réalisateur d’animations dont les pixels sont remplacés par des gouttes d’eau qui défient la gravité. Une troisième pièce, créée par Ulf Langheinrich complète le répertoire de la matrice pour cette deuxième édition de Visions.

Le Laboratoire des liquides

Gwendoline Robin

05 > 27.10.2017

Après avoir longtemps joué avec le feu, Gwendolin Robin s’intéresse aujourd’hui à l’eau.

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A travers cette installation, elle nous propose de reconstituer des histoires visuelles, sonores et physiques d’évènements qui ont métamorphosés certains paysages...

En associant l’art et la science - plus précisément avec la collaboration de l’astronomie, de la géologie et de l’anthropologie, Le Laboratoire des liquides approche l’eau dans tous ses états - gazeux, liquide et solide sous forme de glace - et essaye de comprendre et chercher comment l’eau nous relie au monde des étoiles et à celui des océans. 

Onirique !

Tta / Atla #1

Louise Vanneste

05 > 27.10.2017

Through the alders / A travers les aulnes est une déambulation chorégraphique inspirée d’œuvres littéraires qui sera créée en 2018/2019.

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Through the alders / A travers les aulnes est une déambulation chorégraphique inspirée d’œuvres littéraires qui sera créée en 2018/2019.

Tta / Atla #1 est la première des cinq cellules que formeront cette nouvelle création de Louise Vanneste pour 18/19. Elle sera proposée sous forme d’installation vidéo et sonore mettant en scène un homme, un enfant et leur co-présence dans des contextes simples et des durées extensibles.

L'enfer de Clouzot

Epidemic

05 > 27.10.2017

Six hologrammes tirés de six séquences de L'enfer de Henri-Georges Clouzot.

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Film audacieux qui devait combiner vedettes de renom et expérimentation extrême, L’enfer de Henri-Georges Clouzot ne verra jamais le jour dans les années ’60. Les films test et bobines tournées seront oubliés durant des années avant qu’un « documentaire » de 2009 ne réanime le projet.

Faisant suite à cette première résurrection, le présent projet est plus proche du phénomène de la transfiguration. La plupart des séquences et plusieurs scènes tournées sont d'une beauté plastique exceptionelle. Afin de leurs donner une nouvelle vie, certaines de ces plus belles séquences ont été transférées sur six hologramme multiplexe.

Ce type d'hologramme a la particularité de substituer au classique relief d'une seule image 3D, une multiplicité d'images 2D se dévoilant selon le point de vue du spectateur lorsqu'il se déplace devant l'hologramme.

Light drawing

Nazanin Fakoor

05 > 27.10.2017

Avec cette installation interactive, Nazanin Fakoor interroge l’influence de l’environnement sur la pratique artistique. Les mouvements des visiteurs ou encore une brise d’air créent un dessin éphémère, des motifs graphiques aux évocations cosmiques.

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Un dessin de lumière se crée sur une surface à partir de la réflexion des rayons de lumière sur une feuille de miroir. Il ne laisse aucune trace additive ni soustractive.

Façonné par les circonstances de l'environnement - les mouvements des spectateurs et de l'air - le dessin est constamment en mouvement. Le spectateur est libre d'interpréter le dessin.

En interférant avec la source lumineuse, les mouvements du spectateur redessinent continuellement l'image réfléchie. Le spectateur est ainsi présent dans la réflexion.

Une interaction entre différentes réalités se révèle sensiblement au travers des motifs graphiques, organiques ou évocations cosmiques... Tout simplement hypnotique !

Le chuchotement des étoiles

Maksaens Denis

05 > 27.10.2017

Vidéaste, plasticien et artiste numérique courant le globe avec ses installations, Maeksens Denis a accepté de créer une œuvre spécifique pour les Halles.

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Vidéaste, plasticien et artiste numérique courant le globe avec ses installations, Maeksens Denis a accepté de créer une œuvre spécifique pour les Halles.

Totem numérique visuel et sonore, cette fine tour bardée d’écrans plats, emballée comme un Pake Kongo, mixera des images et des sons pris pendant les cérémonies vaudou de Saut d’eau : le 15 juillet 2017, des milliers de pèlerins se rassembleront près d’une grande cascade sacrée.

Hommage à Haïti, à sa culture, Le Chuchotement des étoiles ancrera ces cérémonies dans la situation du pays, au sein d’une nature et d’un monde globalisés.

Trame sensible - Liaison vibratoire

Elise Peroi

05 > 27.10.2017

Deux structures - l'une “analogique”, l'autre “numérique” - se font face. S’inspirant chacune l’une de l’autre pour vivre ensemble, elles jouent sur le sonore et la musique intérieure du silence.

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La mythologie met en écho les liens étroits qu’entretiennent le chant et le tissage.

Le métier à tisser se regarde comme un instrument de musique fait de nombreuses cordes dont le son est un silence et quelques claquements. Les parois textiles, jouent de ce symbole de cloison sonore, de porte, de passage et invitent à la curiosité. Le rythme du temps, l’incessant métronome résonne avec le geste qui se répète perpétuellement pour la réalisation de l’ouvrage. Comme un harpiste tisseur de l’instant.

La musique aujourd’hui peut être numérique elle est faite de nombre, de 1, de 0 le tissage est son ancêtre c’est comme une peinture dont on aurait pixelisée les contours. On cherche à recréer l’information en enlevant ce que l’œil et l’oreille ne perçoivent pas. Ce qui est inaudible, invisible, l’information la réduit.

why do movies take so long to make ?

Marion Tylec

05 > 27.10.2017

Why do movies take so long to make? Où se situe la limite entre le réel et la fiction ? Des images sont mises en lumière grâce à un vidéo projecteur. Elles prennent vie l’une après l’autre. Le rythme provoque l’attente d’une action spécifique, une fiction prend vie.

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Why do movies take so long to make ? est un projet qui met en relation la photographie et le cinéma.

Ce sont des images fixes mises en lumière grâce à un vidéo projecteur, issu de l’usage du cinéma. De cette relation découle une question : ces images font-elles partie d’une narration comme celles d’un film ? Effectivement les images prennent vie l’une après l’autre, mais plus qu’un ordre défini, c’est le rythme qui est à prendre en compte, renforcé par le son. Ce rythme est important car c’est lui qui vient amener une attente d’une action spécifique, comme le trailer d’un film vient envisager une intrigue.

Ici, on envisage l’intrigue sans la comprendre. On ressent une forme d’angoisse en on reste frustré, dans l’attente d’un élément de compréhension. Cette frustration est renforcée par le dispositif qui ne laisse d’autre choix au spectateur que de voir les images pour un temps et un rythme défini : on ne peut pas voir la totalité des images au même moment et on ne peut donc pas conclure un rapport visuel immédiat entre les images.