
Oui, où est le « problème », dans cette édition de Trouble qui brouille les pistes déjà sinueuses de la performance ? Dans le souffle collectif qui traverse le festival ? Les performeurs solitaires se font rares en effet, entre ceux travaillant en groupe ou en couple, les projets mettant en avant le commun (la famille, le groupe de spectateurs, la transe collective), ou les performances duratives individuelles… mais réunies dans un même espace monumental. Ou le problème serait-il à chercher du côté des récits que nous content les uns ? Ou dans les nouveaux médias, véhicules des performances de certaines dames ? Ou, encore et toujours, dans les questions de genre et de sexe, présentes chez de nombreux autres ?
Où est le problème ? Poser la question, c’est peut-être donner la solution. Avec un philosophe et six critiques pour nous accompagner, un moment théorique qui pose la question du rapport à l’Institution, la réflexion, comme à l’accoutumée, accompagne la performance. Ne craignez pas l’académisme pour autant, dans un festival qui fait la part belle à la musique et à la culture musicale, dans sa dimension pop… et se clôture par une fête dans la Grande Halle. Comment vous performerez-vous ce soir-là ? That’s your trouble, baby…
















