Halles-Jour 1

Jour 1

Fauteurs de trouble

Performance

On commence par se perdre (de vue). Dès quatorze heures à Matonge, et à partir de dix-huit heures aux Halles, ouverture des projets « résidents » du festival : installation Galerie Royale Centrale de Claudia Bosse & Co dans la galerie d’Ixelles, performance évolutive back-again à la Taverne l’Évasion, installation back-again et exposition Opening the Nothing à la Maison des Arts, et bal des débutants à La Chambre des entames facilitée par kom.post.

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La soirée débute par la première des performances de Jean-Biche et Untitled Structure en référence à Beatriz Preciado, et ensuite tous en grande halle, pour le cataclysmique Prises / Reprises de Denis Mariotte. Puis se perdre un à un dans le labyrinthe métaphysique du Showroom Robin Pourbaix  (Il est urgent de se faire plaisir) et déterminer, ensemble, le sort de Sinisa Labrovic dans Punishing. Il y a probablement des prolongations dans l’air, et vous aurez croisé, ici ou là, un Broke Briton , Richard DeDomenici, sur votre chemin.

Richard DeDomenici (UK)

Broke Briton

Performance

ma 23.04 — 20:00

me 24.04 — 18:00

je 25.04 —

ve 26.04 — 22:30

sa 27.04 — 14:00

Le performeur britannique « cérébral, accessible et subversif » (The Scotsman) occupe le festival durant toute la semaine. Mais où et quand ? Avec DeDomenici, on n’est jamais sûr de rien, ses actes absurdes soulignant de très sérieuses questions.

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Au programme de la présence de DeDomenici durant le festival, une mendicité inversée, une déambulation pixellisée, un bagage surveillé, la possibilité d’insulter un policier, un trou dans le toit des Halles, un concours du plus grand nombre de tours sur une chaise de bureau, un hommage à la faillite de deux entreprises avec risque d’incendie concomitant…

BIO

En 2008, performance parmi tant d’autres, Richard DeDomenici organisait son propre relais de la flamme olympique dans les rues de Londres le jour même de la cérémonie officielle... à quelques minutes près ! Quelles surprises peut-il bien nous réserver lors de sa résidence aux Halles ? Les travaux et performances de Richard DeDomenici touchent au social, au jeu, à la critique, au politique, au beau – bien que rarement simultanément. Ses actes anarcho-surréalistes de désobéissance civile provoquent des incertitudes pouvant conduire à de nouvelles possibilités. L'an dernier, il a été chargé de faire des travaux dans la salle des turbines de la Tate Modern, et au National Théâtre de Londres. Au cours des quatre premiers mois de 2013,  Richard sera actif en Thaïlande, au Japon, en Islande et bien sûr en Belgique pour cette neuvième édition de Trouble.

Claudia Bosse (AT)

Galerie Royale Centrale - Rewriting History

Performance

ma 23.04 — 17:00

me 24.04 — 12:00

je 25.04 — 12:00

ve 26.04 — 12:00

sa 27.04 — 12:00

L’artiste viennoise, dont le travail crée des hybridations politiques dans la ville,  emmène un groupe d’artistes explorer les rapports entre la vie d’aujourd’hui dans la galerie d’Ixelles, et l’exposition du Musée colonial de Tervuren en 1897. Une « installation performative », nourrie par les expériences des commerçants et des passants de la Galerie, avec la collaboration scientifique du Musée.

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Le Cifas et les Halles unissent leurs forces pour inviter l’artiste viennoise Claudia Bosse (Theatercombinat). Celle-ci travaille sur les signifiants socio-politiques de la ville, proposant dans ses œuvres de nouvelles lectures critiques de l’espace urbain à travers des formes de « déplacements » artistiques. Elle est notamment intéressée par l’héritage colonial dans la ville d’aujourd’hui.  Frappée par la ressemblance structurelle des architectures du Musée royal de l’Afrique centrale et de la galerie d’Ixelles, au cœur du quartier de Matonge où vit la diaspora africaine, elle propose pour ce projet de travailler les corrélations entre l’espace du Musée et l’espace de la galerie, la mémoire coloniale et l’imaginaire du Musée chez les occupants de la galerie…  Si le projet est par essence encore indéfini – il sera le résultat d’un atelier de deux semaines avec huit artistes réunis par le Cifas – voici comment il s’imagine aujourd’hui :  « Une installation temporaire dans la Galerie d’Ixelles. Le matériau de base de l’installation performative est créé sur place, avec les tenanciers des magasins et les usagers quotidiens de l’espace, à travers la production d’interviews et la récolte de documents personnels sur leurs vies. Le matériel présenté sera mis en relation avec les collections du Musée royal d’Afrique centrale à Tervuren. Ceci se fait à travers un processus de ré-écriture des récits de la citoyenneté et de la migration connectés à l’espace de la galerie, en les confrontant avec des documents de l’histoire coloniale issus des fonds du musée. La culture de la vie quotidienne et l’organisation de la galerie sont « relues » à travers le concept de la première exposition du Musée, conçue dans le but de trouver les financements pour exploiter la nouvelle destination coloniale. Une galerie de récits, matériaux recueillis, pensées, souvenirs, vie et culture quotidienne, histoire et présence concrète verra le jour, à travers cette installation vivante, et intervention provisoire dans l’espace public. »

 

BIO

Née en 1969, Claudia Bosse a étudié la mise en scène à  la Haute Ecole d’art dramatique Ernst Busch à  Berlin. A plusieurs reprises, durant ses études en 1994, puis en 1996 et en 1998, elle a présenté son travail au Théâtre du Grütli. En 1996, elle fonde à Berlin le theatercombinat. De recherches chorales sur la base de textes antiques ou contemporains (Eschyle, Heiner Müller, le Marquis de Sade, Ludwig Wittgenstein, Elfriede Jelinek et Bertolt Brecht) à  des travaux chorégraphiques et installations théâtrales dans l’espace public, théâtral ou non, les champs d’investigation du theatercombinat sont multiples, autant que les lieux où il se produit. Le public a pu découvrir ses dernières créations à  Berlin ainsi qu’à Hambourg (Kampnagel) ou encore au Monténégro (mauser, Heiner Müller, Théâtre national) et à  Vienne.

Opening the Nothing

Béatrice Josse (FR)

Expo

ma 23.04 — 18:15

me 24.04 — 18:15

je 25.04 — 18:15

ve 26.04 — 18:15

sa 27.04 — 18:15

Radical_Hope (BE)

back-again / Une œuvre pour les passants

Performance

ma 23.04 — 18:00

me 24.04 — 18:00

je 25.04 — 18:00

ve 26.04 — 18:00

lu 27.05 — 18:00

18:00, 18:30, 19:15, Taverne l’Évasion
Installation à partir de 18:00 à la Maison des Arts

Entrée libre

Trois fois par jour, une personne différente entre dans le même café, y passe exactement dix minutes, puis se dirige vers la Maison des Arts… ces performances individuelles y constituent un seul nuage : un essaim d’individus.

Installation Back again tous les jours de 18h à 24h00 à la Maison des Arts.

Entrée Libre

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Les back-again sont de petits scenarios chorégraphiques « slapstick », qui sont performés de la même manière, au même endroit, par différents acteurs, plusieurs fois par jour durant une semaine : par exemple dans un café, un salon-lavoir ou un magasin. Ils sont filmés et montés progressivement dans un même « acte solo avec de nombreuses couches ». Les performeurs peuvent être observés de près ou à travers une fenêtre. Après l’action, on peut les suivre dans un lieu à proximité immédiate, où l’œuvre vidéo qu’ils contribuent à créer est projetée.

Les personnes participant aux back-again se sont rencontrés à travers bureau annex. Né d’une expérimentation en 2010, bureau annex est une pratique réunissant des artistes concernés par la production d’art dans la « sauvagerie des milieux urbains ». L’intérêt y est de créer d’abord des affinités entre personnes étrangères les unes aux autres puis, comme une conséquence, de travailler ensemble. Ces affinités sont créées par un comportement artificiel ; « traînant » près de, et avec des gens et des endroits qui au premier abord paraissent totalement inadéquats, l’artiste devient présent dans une réalité qui naturellement ne serait pas familière. A la suite de premières conversations de contact, l’artiste propose de produire des œuvres d’art indépendantes, irrégulièrement et occasionnellement, mais avec une continuité.

Radical Hope
En 2009-2010 Radical_Hope était le titre du projet de recherche de Heike Langsdorf à A-pass (advanced performing arts studies). Entretemps, il s’est affirmé comme une « figure de travail » englobant ses différentes pratiques : « comment puis-je quitter la ‘vie’ qui m’entoure et, ‘là’, sacrifier, au lieu d’imposer, mon esthétique ? » Le sacrifice réside dans le fait qu’il n’y a pas de conception préalable du genre de tâche artistique qui sera remplie, ni de ce que l’œuvre pourrait signifier du point de vue de la carrière artistique ou du discours produit jusque là. Il y va de la volonté et l’intention de toucher et défier un contexte depuis un point de vue artistique, sans diminuer sa complexité naturelle. L’environnement dans lequel l’œuvre va prendre place est embrassé tel qu’il est, et est le moins possible manipulé.

www.open-frames.net/radical_hope

Kom.post (FR/DE)

La Chambre des entames

Performance

ma 23.04 — 18:00

me 24.04 — 18:00

je 25.04 — 18:00

ve 26.04 — 18:00

sa 27.04 — 18:00

Appel à correspondance

Pour plus d'infos merci de télécharger le fichier pdf

Dans le cadre du projet "La Chambre des entames", présenté tout au long du festival, le collectif kom.post aimerait vous inviter à prendre part à une correspondance qui se déploierait à partir de maintenant - oui maintenant - jusqu'au jour de la réstitution, le samedi 27 avril.

Plus d'infos ici

Juste avant « que le spectacle commence ! », en cet espace-temps qui précède la représentation : c’est là que kom.post vous attend, pour faire de vos désirs et de vos suppositions un moment de réflexion et de sensation. De l'espace intime de chaque spectateur à l'espace partagé de la chambre et à la mise en dialogue des imaginaires.

Pour participer, contactez kom.post : kom.post@kompost.me

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Cela se passerait juste avant le début...

Juste avant « que le spectacle commence ! »

Dans cet espace-temps, infime, qui précède l'entrée dans la représentation, la performance, la discussion, la rencontre... et qui n'est peuplé que de nos imaginaires, de nos désirs, attentes et fictions. Ceux-ci font aussi le goût, la matière et la couleur de notre expérience de réception ou de participation.

Mais où vont-ils une fois que l'événement est « entamé », réalisé et enfin passé?

La chambre des entames pourrait être le lieu de cette destination sans point d'arrivée, sans arrêt. Elle serait un lieu de pure intensité où le virtuel de nos imaginaires pourrait s'exprimer sans se consumer et où les croisements de ces différents « débuts » déposeraient, peu à peu, une nouvelle forme de poème collectif.

« Le poème est l'amour du désir demeuré désir » nous dit René Char, et la chambre de ses échos est un espace sans cloison, où les paroles prennent corps, les corps se prolongent en sons, et les sons en flux...

Située dans les caves et voisine d'autres activités du festival Trouble (conférences de Béatriz Preciado, performances, présentation de travaux, débats...) la chambre des entames, véritable lieu de transition entre les temps et les registres, entend se saisir de tout ce qui fait généralement la « marge » , le « bord » de la « scène » pour le remettre au coeur de la fiction collective à écrire avec les spectateurs. Ceux-ci sont invités à contacter le collectif kom.post (kom.post@kompost.me), à lui donner leurs horaires de présence dans les lieux et leur programme du festival, à partir de quoi le collectif proposera à chacun une expérience singulière faite de ses mémoires, de sa collecte de « sensations d'entames », et se prolongeant dans une narration, solitaire ou collective, à pratiquer dans la chambre. Ici, les « entames » se croisent, se mettent en débat, intègrent les éléments « marginaux » qui peuplent les caves du festival sans jamais les figer dans une « représentation » mais en les expérimentant via les diverses « machines », les diverses zones d'écoute, d'écriture et de vision que kom.post disposera dans sa chambre.

Ce relais des possibles qui commence depuis l'espace intime de chaque spectateur, se poursuit dans l'espace partagé de la chambre et la mise en dialogue des imaginaires, se terminera (temporairement) par les « détames », lorsque la chambre, traversée par chacun, devient espace collectif, espace de « retours sur » ce que chacun a traversé le long d'une soirée et enfin espace performatif, le samedi soir avec la ressaisie de toutes les narrations, expériences, contributions...collectées pendant les cinq jours et leur remise en partage sous la forme d'un concert qui n'est que la musique et la visibilité de ce  « poème du début » qui, grâce à tous, se sera déposé en creux de la chambre.

Pour participer, contactez kom.post : kom.post@kompost.me

http://about.kompost.me/

Untitled Structure observing Jean-Biche

En attendant Preciado

Performance

ma 23.04 — 19:00

me 24.04 — 19:00

je 25.04 — 19:00

ve 26.04 — 19:00

En attendant Preciado est une performance solo de Jean-Biche sous l'œil de Untitled Structure. En écho avec la vision de Beatriz Preciado sur le corps performatif, et dans l’attente de la philosophe, retenue en Espagne jusqu’au samedi 27 avril, l'artiste propose au public de suivre le processus complet de ses transformations physiques, où le corps, initialement souverain, devient instrument culturel propice à la transgression. Durée +- 35 min.

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Jean-Biche est un animal curieux aux multiples talents. A la fois performeur, illustrateur, dj, travesti, styliste, maquilleur ou encore musicien, il est toujours à l'affût d'une caméra pour mieux lui mentir. En bonne bête de scène, il n'est jamais deux fois le même animal, car c'est encore avec les codes que l'artiste jongle le mieux. Fort de son expérience et de ses collaborations variées dans les milieux du théâtre, de la performance, de mode ou encore de danse contemporaine, l'artiste a su s'affranchir des conventions, pour faire de l'élégance du geste son seul et unique fil conducteur.

Untitled Structure est un atelier de création audio-visuelle bruxellois. Association de quatre parcours et talents singuliers, ils proposent une vision sensible en usant d'une structure polyvalente. De la création visuelle à la captation de live, de la production de vidéo au VJing, les Untitled Structure travaillent sur la place des nouveaux medias au sein des productions artistiques.

Denis Mariotte (FR)

Prises/Reprises

Performance

ma 23.04 — 20:00

Perdus entre le « il y a » et le « j’y suis », nous croyons prendre le rythme, or c’est le rythme qui nous prend. Le musicien et agenceur d’espace Denis Mariotte propose un écart – une démesure solitaire, face à la mesure de tous.

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Notre relation au paysage est circulaire. L’horizon y est étroitement confondu à notre ici toujours changeant, nous empêchant ainsi toute prise de repère. En y cheminant, nous ne pouvons discerner de point d’origine. D’où notre difficulté à imaginer une règle de transformation, de progression. En regardant cette réalité, nous pouvons alors dire avec Henry Maldiney : « le Réel c’est ce qu’on attendait pas – et qui toujours pourtant est toujours déjà là. »

Dans cette perdition, cette dissolution, nous peinons souvent à construire une harmonie entre le « il y a » et le « j’y suis ». Nous sommes un point qui tente un rythme avec la surface dont il est un élément. Parfois, nous arrivons à esquisser des syncopes, qui sont des écarts, des inattendus à la routine, des rythmes périphériques. Mais souvent, quand nous croyons « prendre le rythme », c’est le rythme en réalité qui nous prend, nous emporte, nous englue.

Or, le rythme s’instaure aussi pour accuser les différences, pour savoir rompre avec l’unanimité, avec une certaine cadence. C’est alors une démesure solitaire, non individualiste, face à une mesure de tous.

BIO

Complice et partenaire de création de la chorégraphe Maguy Marin, compositeur et chorégraphe, Denis Mariotte est en perpétuelle recherche artistique et s’exprime également à travers la chorégraphie. Il participe à plusieurs formations de musiques innovatrices : Chef Menteur, Dans le décor, La Douzaine. Depuis 1990, il réalise des créations sonores de tout type pour la compagnie Maguy Marin (Cortex, Waterzooï, Ram Dam, Soliloque, Pour ainsi dire, Vaille que vaille, Quoi qu'il en soit, Points de fuite et Les applaudissements ne se mangent pas), pour les pièces chorégraphique Made in France (Ballet National des Pays-Bas), Debout immobile sur 3 pieds (Ivan Favier pour le ballet de l'Opéra du Rhin) et Aller retour (compagnie A Fleur de Peau). Comme musicien, il s'inscrit à des actes d'improvisation musicale en duo avec Gilles Laval, Michel Mandel ou Fred Firth. Aux côtés de Renaud Golo, il crée On pourrait croire à ce qu'on voit. En 2010, il imagine un concert expérimental qui interroge le rapport entre le geste, le son et l'image intitulé Figures digitales. (source : Radio France / France Inter)

Sinisa Labrovic (HR)

Punishing

Performance

ma 23.04 — 21:00

Robin Pourbaix (BE)

Showroom Robin Pourbaix / Il est urgent de se faire plaisir

Performance

ma 23.04 — 21:30

Caroline Fainke

De l'autre côté

ma 23.04 — 22:30

Updating

Arts visuels, Débats/Rencontres

me 24.04 — 17:00

je 25.04 — 17:00

ve 26.04 — 17:00

sa 27.04 — 15:00

Qu’est-ce que la performance ? Quelles sont ses origines ? Quelles sont les significations du geste performatif ? Autant de questions dont les réponses supposent que comprendre la performance et ses formes irrégulières, cela s’apprend notamment à l’Université libre de Bruxelles et à La Cambre mais surtout que cela se vit.

Rencontres publiques les mardi 23 avril à 23H et samedi 27 avril à 15H30.

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Des étudiants en Master Arts du Spectacle-Spectacle vivant s’y risquent en grande complicité avec les artistes Lucille Calmel, Gaëtan Rusquet, Robin Pourbaix, Medhi-Georges Lahlou, RE:c, Gwendoline Robin et kom.post, en habitant leurs processus de recherche en amont et durant le festival, en animant des rencontres publiques avec les artistes ou réalisant des capsules vidéo et audio très personnelles à partager quotidiennement  sur écran ou la toile des Halles de Schaerbeek comme autant de témoignages pris sur le vif, ici, à Trouble, critiques et vivants.

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