Les Halles de Schaerbeek — Brussels —

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ATELIER AVEC YAYA COULIBALY

Bruxelles AfriCapitales

Atelier sur la technique de fabrication, montage et manipulations d'une marionnette

BIOGRAPHIE

Yaya Coulibaly est né à Koula, dans le cercle de Koulikoro, le 26 avril 1959, « le jour de la cérémonie du Jo ». C’est à cet enfant, né précisément ce jour-là, que l’on transmettra le pouvoir des ancêtres, même s’il n’est pas l’aîné comme la tradition l’exige.


Très tôt initié aux savoirs mystiques, descendant direct du roi de Ségou, il hérite de son père la maîtrise du théâtre de marionnettes qui occupe une place de premier ordre dans les rites d’initiation des sociétés secrètes.


Plus tard, il étudie à l’Institut National des Arts (INA) de Bamako puis à l’Institut de la Marionnette en France, à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et de la Marionnette (ESNAM) à Charleville-Mézières en france.
A Paris, il fréquente les ethnologues et participe activement à la construction des savoirs occidentaux sur les sociétés traditionnelles d’Afrique de l’Ouest et participe aux recherches scientifiques liées à leurs objets.

Depuis, yaya Coulibaly est devenu le gardien de la tradition Bambara, la plus vieille et la plus riche en Afrique. Héritier d’une très ancienne collection de marionnettes, Yaya la complète, jour après jour, avec de nouvelles créations faîtes de fils à tiges ou portées par les hommes.
Grâce à sa riche initiation traditionnelle, Yaya a su créer un nouveau théâtre de marionnettes dynamique et contemporain avec lequel il parcourt le monde entier.

En effet, en 1980, il fonde la troupe Sogolon («la femme bufle», mère de Soudiata Keita) pour promouvoir la création du théâtre de marionnettes d’influence Bamanan, Somono et Bozo. Première troupe de marionnettistes du Mali, la compagnie Sogolon créée des spectacles depuis vingt ans et forme des intervenants et des artistes maliens, africains et européens.

L’originalité des marionnettes du Mali combinée au talent de Yaya lui vaut aujourd’hui une solide renommée internationale et participe à la diffusion de son art qu’il partage avec la plus grande générosité.


Les marionnettes, miroir de la société
Très habile, ce génie des marionnettes a le don de faire passer des messages à travers ses marionnettes. S’inspirant des contes et leçons de morales, tirés des fables sociales, Yaya Coulibaly met en avant les valeurs qui lui sont chères : le courage, l’amour et la prospérité. Homme de convictions, grand défenseur de la liberté individuelle et collective, il ne cesse de villipender la guerre et
les extrémismes (ce qu’il nomme les «gangrènes contemporaines») qui lui font tant horreur.


Eternel enfant, voyageur infatigable, il définit le marionnettiste comme un scientifique, un historien, un thérapeute, un géomancien, un sorcier, un guérisseur, un formateur, un enseignant de la vie au service de la vie.


Père de famille, ce magicien des marionnettes s’est aussi donné du temps pour transmettre ses connaissances à ses enfants, en vue d’assurer la relève : « Je considère les marionnettes comme des objets de valeurs et qu’il faut transmettre
aux jeunes générations ».

En 2006, sa collection a étè exposée au Musée de l’Or Africain du Cap en Afrique du Sud. Cette exposition comprenait un ensemble de marionnettes anciennes et contemporaines de différents types (marionnettes à gaines, à fils, à ombres mais aussi masques et statues).

La même année, il a participé avec la Handspring Puppet Compagnie à l’exposition At Arms Length - The art of African Puppetry à l’Africa Center de New-York.


D’un savoir occulte, j’en ai fait un métier - Yaya Coulibaly