Les Halles de Schaerbeek
— Bruxelles —

Splash timer
11.04.26 | 15:00

Sluuur

Dates

Sam 11 avril 2026 15:00

*En brusseleir, Sluur (met twee U’s) is une insulte machiste which refers to a bonne à rien, ugly, stupid or slet. 

Le 11 avril Sluuur déboule à Bruxelles pour sa première édition ! 

Le temps d’une journée, tous·tes les sluurs et leurs potes se donnent rendez-vous aux Halles de Schaerbeek pour taper des gueulantes, danser comme des pieds et suer à grosses gouttes. 

Sluuur c’est un nouveau festival qui s’appuie sur des scènes, des artistes et des communautés punk féministes récentes et anciennes, des bien installées et des nées de la dernière pluie. C’est le pari de dessiner des contours et de laisser le champ libre aux énergies en présence, let’s do it ourselves!

Viens écouter du son bien vénère et participer à un plateau radio grouillant et grésillant. Viens découvrir une expo photo, des créations visuelles, des fanzines et pleins d’autres expérimentations DIY. Viens raconter, gueuler, danser, rencontrer. Viens (re)découvrir l’histoire du punk et écrire son (NO) futur. Viens participer à un festival énervé ! Juste: VIENS !

 

🦷 Ateliers d’initiation à la basse (08.04 - 17:30 > 19:30) /batterie (09.04 - 17:30 > 19:30) pour les kids du quartier et les sluurs animé par «Grab The Beat» Musical workshops for FINTAQ people by Pullet Rocks > sur réservation

🦷 13:00 > 15:00 Finta’stic circle 🌀 Cercle de paroles en mixité choisie by Scivias > sur réservation

🦷 Photo Exhibition des incroyables Laetitia Bica, Séverine Bailleux, Cindy Frey, Manon Garcia & Marcela Tapia

🦷  15:00 > 16:00 Talk iconiK (EN) - Vivien Goldman & Chardine Taylor-Stone - Modération : Dominique Van Capellen (présentation ci-dessous)

Journaliste, écrivaine et musicienne britannique, Vivien Goldman a joué un rôle majeur dans la documentation et la diffusion du punk et du post-punk à la fin des années 1970. Elle a écrit pour NME, Sounds et Melody Maker, donnant très tôt une visibilité à des scènes alors marginales, notamment les femmes dans le punk et les connexions entre punk, reggae et dub.
Écrivaine, journaliste, musicienne, photographe et réalisatrice britannique, Chardine Taylor-Stone (Big Joanie) s’inscrit dans l’héritage punk par son attitude DIY, son refus des normes dominantes et son engagement radical contre le racisme, le sexisme et le capitalisme culturel. Ses textes et ses projets artistiques explorent les contrecultures noires, la mémoire coloniale et les formes de résistance contemporaines.

16:30 > 03:00 Concerts : Blaank (FR) | Changeline (CA) | Coucou c’est moi (BE) | Death sells (NL) | Drahla (UK) | Isabella Strange (UK) | Ok Plague (FR) | THE NONE (UK) | Uzi Freya (FR) | Violent Sadie Mode (FR) | WPG (BE) | Meryoula x Nāga Dvipah Djset

🦷 16:30 > 18:00 / 18:55 > 20:25 / 21:50 > 23:00 Legendary plateau radio live animé by Camille Loiseau, la branche FMiniste de Radio Panik, Radio Vacarme

De 16h30 à 23h le plateau radio Sluuur prend ses quartiers en cave.
Dénichage d’émissions d’archives, partage de témoignages en direct des bas fonds de la teuf, bla-bla électrifiant et capsules sonores farfelues. Tu l’auras compris: y’a un canevas - partir à la rencontre du punk d’avant et d’aujourd’hui - et, au milieu de ça, pas mal de freestyle contrôlé et d’interférences mélodiques. Ou pas.
Avec les voix connues et inconnues du milieu punk belge, pas mal de grandes gueules et quelques loubardes au coeur tendre. On fera tourner les micros autour de la table et dans le public alors faudra surtout pas hésiter à s’en saisir ou à gueuler un truc depuis le fond de la salle. Y’aura du sérieux et du moins sérieux. Des anecdotes de vieilles et des rêves de futur. Des envolées lyriques solo mais, surtout, une bonne gueulante collective !

🦷 17:30 > 20:30 Atelier de création de fanzine animé par Laur Pontak > sur réservation

🦷 18:00 > 00:00 Haircuts by goblins_cuts > prix libre

> PLAYLIST : Playlist Qobuz / Playlist Tidal

> Scénographie - Weareartits x Haolin Huang (présentation ci-dessous)

Blaank (FR)

Sur son premier EP sorti chez Luik Music, Blaank ouvre l'armoire normande et laisse échapper toutes sortes de fantômes pas contents. Originaire de Caen et enrichie d'un séjour en Angleterre, elle a forgé patiemment une musique cynique mais inventive, arty et faussement minimaliste, entre noise, spoken-word, cold-wave et trip-hop. Le malaise, la colère, c'est son cheval à bascule, et elle se balance dessus avec la fierté d'une amazone qui garde le majeur et sa guitare bien levés !

Changeline (CA)

Changelin.e, c’est tout aussi safe pour cell.eux qui aiment sauter dans les pogos que les introverti.e.s qui ont besoin d’un cocon de réconfort.
Créant des sons qui s'inscrivent dans la scène alternative hip-hop, elle sort tout droit de l'underground en parfaite autodidacte et prouve que le phrasé punk peut se fondre dans les rythmes chaloupés du pop-rap. Son inspiration va autant puiser dans les storytellers légendaires que dans les les innovations de la musique électronique avant-gardistes. Un univers aussi introspectif que révolutionnaire, transformant la vulnérabilité en force.

Coucou c’est moi (BE)

Les trois meufs de Coucou c’est moi sont belges, portent des combinaisons de sport moteur et représentent ce que Bruxelles peut enfanter de mieux : l’amitié qui dépasse les frontières linguistiques, le soleil intérieur (puisque pas extérieur) et le fun décomplexé. Leurs morceaux, oscillant entre pop-punk et indie nonchalant, rappellent les plus belles années des Riot Grrrls, ainsi que les soirées typiek brussel où on beugle avec plein de potes dans un karaoké avant de ronfler sur le flipper.

Death sells (NL)

Depuis qu’une de leurs chansons est apparue sur la compilation néerlandaise Girls To The Front, Death Sells ne lâche plus l’accélérateur. Originaire d’Eindhoven, la formation menée par la chanteuse Mitch Nitsotoli fait dans le grungepunk musclé et dissonant, avec quelques accents de rock gothique. Alors si t’as toujours poncé Hole, At The Drive-In et les Cramps, Death Sells sera ton dada.

Drahla (UK)

Originaire de Leeds, le groupe mené par la chanteuse-compositrice Luciel Brown éblouit la scène post-punk depuis 2017. Mais attention, c’est pas vraiment de la musique pour bronzer : à l’image de la voix de Brown, leur musique tient plus de la lumière froide que du soleil tropical. On y perçoit autant les influences expérimentales de Swell Maps et This Heat que la monotonie poétique de The Fall. Voilà ce qu’est Drahla : un soleil givré, plein de trouvailles soniques et rythmiques prêtes à vous exploser au pif.

Isabella Strange (UK)

Isabella Strange porte un nom de personnage de cartoon plutôt badass; et pour cause, le titre de leur premier EP Slick Git évoque le combat contre un autre personnage bien connu dans nos sociétés, plus vicieux que Magneto, plus fragile que le Joker : le bon vieux Mâle Égotiste. Bardée des textes de la chanteuse Kira Wolfe-Murray, la musique du groupe anglais navigue entre post-punk vindicatif et indie rock insolent — et leurs refrains flirtent très souvent avec la tempête.

OK Plague (FR)

Electroclash de la fin du monde ? Nighmare pop ? Si le punk tend un miroir au déclin de la civilisation occidentale, la musique d’OK Plague en est la bande sonore. Imaginez que vous êtes coincés dans un jeu à la Super Mario, dont les concepteurs auraient une passion pour le death metal, les comédies musicales et la k-pop. Bienvenue dans OK Plague: un véritable cauchemar enchanté, un délire électronique et expérimental où toute la pop culture s’entrechoque dans la violence la plus brute et la plus colorée.

THE NONE (UK)

À peine adoubé sur ses terres anglaises d’origine, THE NONE débarque en Europe avec ses propres conditions : un noise-rock particulièrement (af)futé, dissonant et mélodique à la fois, simple et complexe comme un Rubik’s Cube qu’on balance au feu. L’écrin parfait pour les textes du chanteur Kai, qui traite dans leur premier EP Care de thèmes puissants comme la pauvreté, l’identité et l’abus de substances.

Uzi Freyja (FR)

"Uzi Freyja” is pronounced like a statement of intent, fusing the rapid-fire flow of a weapon (Uzi) with the Norse goddess of love, war, fertility, and sex (Freyja).
Unbound by convention and fiercely determined, talented and fearless, Uzi Freyja lives fast and loud, electrifying crowds with her blend of hip-hop vocals, punk fury, and experimental electronic structures.

Violent Sadie Mode (FR)

Le nom de leur premier EP (2025) le résume ironiquement: sur Incelcore, la chanteuse Sadie Golding, influencée par Amyl & the Sniffers et Minor Threat, fustige le patriarcaca avec une verve ébouriffante. Ses potes instrumentistes, rencontrés à Bordeaux, lui offrent une tapisserie idéale faite de first wave hardcore et de gros riffs de guitare hardrock dégoulinants. Contradictoire ? Seulement pour les vieux rockers plus étroits d’esprit que leur urètre.

WPG (BE)

WPG (pour White Privileged Girls) ne se refuse rien. Costumes foutraques, masques, chant de pythie, accordéon, ambient-folk et (of course) punk se culbutent joyeusement dans leurs performances bigarrées, bel exemple d'une forme de noise dadaïste bruxellois. Un conseil: suivre tous les conseils incompréhensibles qu'iels vous balanceront en pleine poire lors de leur passage chez nous. 

Talk "Punk, resistance, inclusivity and its challenges"
Le 11 avril on est super heureuses de commencer la journée avec un talk on Punk, Resistance, Inclusivity and its Challenges entre Chardine Taylor Stone, Vivien Goldman et Dominique Van Cappelen à la modération.
@Chardine Taylor-Stone is an award‑winning cultural producer, writer, and feminist educator whose work sits at the intersection of music, Black feminist politics, and social justice. A leading voice on race, gender, and alternative subcultures, she is known for challenging the boundaries of genre and identity while advocating for structural change across the creative industries.
Her practice spans community organising, political education, and creative direction, with a focus on centring Black women’s histories, labour, and cultural contributions. Chardine’s writing and public speaking explore how music scenes, from punk to electronic to Caribbean diasporic forms, become sites of resistance, belonging, and feminist possibility.
She has collaborated with arts institutions, grassroots movements, and international organisations to build more equitable cultural spaces, and her work continues to influence conversations on representation, liberation, and the future of feminist cultural production.
“No-One’s More Punk than Vivien Goldman,” pronounced Pitchfork Magazine. In that freewheeling spirit, the boundary-busting Vivien Goldman is a writer, educator, broadcaster -- and a musician, too. A Londoner, she has lived in Paris and Jamaica and now resides in New York. Since she started out in the vigorous British rock press of the 1970s, often working with Bob Marley (the subject of two of her books,) her can-do attitude and outernational insights have been on wide display: journalism, books, radio, television, university teaching, multi-media lecturing, museum dialogs, the recording studio, the stage -- and her beat still goes on.
“Revenge of the She-Punks,” Goldman’s award-winning sixth book, (University of Texas Press, 2019) won Rough Trade’s Book of the Year in the US and the UK, and earned her the Best Music Journalist Award from Germany’s Reeperbahn Festival.
@Dominique Van Cappellen est une chanteuse-guitariste bruxelloise active sur la scène underground depuis 30 ans. Elle a entre-autres fondé les groupes Baby Fire et Fleur de Feu. Dominique est la curatrice d'un festival contre l'âgisme qui se déroulera à Bruxelles en octobre 2026.

Scénographie - Weareartits x Haolin Huang
In a couple weeks, you'll discover the sluuur's scenography by Weareartits and Haoling Huang
🦷 Weareartits deconstructs and constructs intentionally playful and not-so-accidentally in your face
scenography, large-scale installations, calm zones and decompression spaces. more? yes... workshops, exhibitions and public-space interventions. multidisciplinary? more like a knife with too much- yet exactly enough- glitter. https://weareartits.com/
🦷 Haolin Huang (°1997, they/them) is a multidisciplinary Chinese artist based in Brussels, working in between visual arts and performing arts.
Their practice is grounded in exploration and research, shaped by a psychological inquiry into human duality within social and cultural structures. Haolin opens up conversations around memory, identity, and hope, while guiding the audience through a landscape of perpetual loss and continuous search.
At the threshold between private narratives and collective emotions, they navigate an in-between space where myth meets reality, where angels fall and demons rise. Through metaphorical objects, fictional environments, and performative staging, Haolin constructs hybrid temporalities in which one drifts between yesterday and today. By bringing transformative beings to life as they oscillate between vulnerability and reclaimed strength, these figures emerge as protagonists of their own evolution.

Un gros merci au Botanique, à Camille Loiseau, à la branche FMiniste de Radio Panik et surtout à Susie, Jo et Marie, à Radio Vacarme et en particulier à Delphine, Mathilde, Sarah, Fédérica et Winona, à Anso de Pullet Rocks, à Charlotte et Barbara de Superconcerts, à Lyne BNC, à Clarisse, à Sarah de Scivias. Merci pour votre temps, votre soutien, vos précieux conseils, vos avis et envies partagées <3 

 

Sluuur, un festival des Halles de Schaerbeek en collaboration avec le Botanique.