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Les Halles de Schaerbeek — Bruxelles —

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Deep are the woods

Eric Arnal Burtschy

Deep are the Woods propose une connexion à la nature et à l’univers à travers l’expérience d’un rapport physique à la lumière. Le mouvement de ses rayons donne corps au vide et l’habite d’une présence intangible. C’est une cathédrale sans murs dont on n’aurait gardé que la vibration intérieure, une invitation à prolonger par l’immatériel notre perception du monde.

Ecrire la lumière


A la jonction du spectacle vivant, du numérique et des arts visuels


Deep are the Woods est un spectacle immersif dont l‘interprète est la lumière. Cette dernière, rendue tangible par un fin brouillard, habite l’espace dans une idée de respiration et de vibration. Le spectateur est placé au centre du dispositif et se déplace librement. Il est fait appel autant à son imaginaire qu’à sa perception corporelle : la lumière a une matérialité, elle entoure et caresse, donnant l’impression de pouvoir la saisir et créant un espace de projection tant physique que mental.
La pièce part d’une relation avec la nature, comme un horizon rasant le sol ou des rayons de lumière passant à travers les feuilles dans la forêt mais ce qui m’intéresse est ce qu’il y a derrière la nature, ce qui se passe quand on va dans la forêt pendant la nuit, ce qui est derrière le ciel. Il y a l’idée de se retrouver avec soi-même et d’un lien à l’Univers.
Concernant le dispositif, c’est un peu la sensation que l’on peut retrouver chez les plasticiens Anthony McCall, James Thurell ou Etienne Rey mais une attention particulière est ici portée à l’écriture du mouvement, à la sensation du vivant et à l’écriture dramaturgique.
Cette pièce a ainsi pour particularité d’avoir tous les attributs d'un spectacle vivant (corps en mouvement, durée, dramaturgie, écriture de l’espace et des déplacements…) malgré le fait qu’elle repose sur une écriture de l’immatériel. Elle mêle le champ chorégraphique aux arts numériques et visuels tout en restant proche de l’écriture du vivant.


La lumière comme interprète


La lumière relève autant de l’intangible que du tangible, elle donne à voir mais est invisible par elle-même et n’apparaît que dans l’interaction avec un autre élément, ici le brouillard. Dans cette interaction, elle prend alors corps, le corps le plus rapide que nous connaissions, un corps immortel et infini. Ecrire la lumière, chorégraphier la lumière, c’est la possibilité d'écrire l'espace et de mettre en mouvement un corps immensément plus vaste que le sien mais dont les problématiques restent celles d’un corps en mouvement : quel mouvement, avec quelle intention, quelle dynamique, pour générer quelle composition d’ensemble ?
Il y a en effet une proximité avec le vivant dans ce projet qui est liée à une attention portée à la respiration de la lumière et à la manière dont elle habite l’espace. Pourtant, il ne faudrait pas voir dans cette proximité un parallèle avec ce que pourrait apporter une présence humaine mais plutôt la volonté de donner à ressentir, par la lumière, un univers immensément vaste et vibrant : que la lumière ait une présence qui lui donne la possibilité d’incarner l’immensité et l’intangibilité, une forme de vibration qui permette de générer du vivant.

 

Calendrier des dates 

Dates Ville Salle
2020
   
14 > 21.03.2020 Saint-Quentin-en Yvelines (Fr) Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines
2 > 7.03.2020 Villeneuve d'Ascq (Fr) La rose des Vents, Scène nationale de Villeneuve d'Ascq
2019
   
16 & 17.11.2019 Bruxelles (Be) KVS
10 > 23.10.2019 Daejeon (Kr) Daejeon Art and Culture Foundation
4 > 19.07.2019 Avignon (Fr) Ardenome, Festival d’Avignon
11 > 17.03.2019 Château-Thierry (Fr) L’Echangeur, Centre de développement chorégraphique national
15.02.2019 Bruxelles (Be) Atelier 210
2018
   
27 > 30.11.2018 Namur (Be) Turbulences, Théâtre de Namur
18 & 19.11.2018 Gand (Be) C-Mine
16 & 17.09.2018 Genève (Ch) La Bâtie
3 > 9.05.2018 Anvers (Be) CultuurCentrum Berchem
4 > 6.04.2018 Orléans (Fr) Scène nationale d’Orléans
2017
   
9 > 17.12.2017 Roubaix (Fr) Le Gymnase, Centre de développement chorégraphique national
19 > 21.11.2017 Hasselt (Be) Cultuur Centrum Hasselt
17.11.2017 Liège (Be) Université de Liège / Théâtre de Liège
28 & 29.10.2017 Oostende (Be) De Grote Post
18 > 20.03.2017 Turnhout (Be) StormOpKomst
24 .02 > 4.03.2020 Leuven (Be) Stuk, Artefact Festival
31.01 >4.02.2017 Le Havre (Fr) Festival Pharenheit, Centre chorégraphique national du Havre
2016
   
14.10 > 5.11.2016 Bruxelles (Be) Les Halles de Schaerbeek
29.09 > 2.10.2016 Marseille (Fr) actOral, FRAC PACA – Regional Fundation for Contemporary Art
18 > 21.03.2016 Vanves (Fr) Artdanthé, Théâtre de Vanves
7.01.2016 MAC Créteil Nemo – International Biennial of Digital Arts

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Conception et écriture : Eric Arnal-Burtschy
Direction technique : Benoît Simon
Création sonore : Gérôme Nox
Production : BC Pertendo
Coproduction : ARCADI | L'L (Bruxelles) | Les Halles de Schaerbeek – accélérateur européen (Bruxelles) | Théâtre de Vanves | actOral (Marseille) & L'L fondation (Bruxelles)
Avec le soutien de : NEMO – Biennale des arts numériques | FRAC Provence Alpes Côte d’Azur (Marseille) | Le Merlan, scène nationale (Marseille) | CDC L’Atelier de Paris – Carolyn Carlson (Paris) | Le château éphémère (Carrières-sous-Poissy) | Centre Culturel Wolubilis (Bruxelles)
Accompagnement artistique : L'L (Bruxelles)